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Message |
floridjan Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 22 Aoû 2008 Age : 30
Localisation: Paris
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Posté le: Sam Aoû 23, 2008 21:56 Sujet du message: |
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Ouais, c'est moche de dire ça à quelqu'un.
C'est normal que tu ais envie de rien, c'est la sale déprime ça ! faut te forcer à te bouger, à sortir, prendre l'air, n'importe quoi, puis regarder des conneries à la télé, te coucher en te disant que tu as encore passé une journée, essayer de voir des amis surtout, même si le cœur n'y est pas... _________________ "Grâce à toi, j'ai découvert qu'une lesbienne est aussi un être humain" (Marge dans les Simpson)
Yuhe : "Oh regardez, on voit la lune !" Kamillelydie : "Non, ça c'est un hélicoptère..." (le 9 novembre 2008)
Je suis membre du JYAJ (parce que je le vaux bien) |
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Nawak Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 15 Oct 2005 Age : 25
Localisation: les pieds sur terre mais la tête dans les nuages
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Posté le: Dim Aoû 24, 2008 0:53 Sujet du message: |
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Ne reste surtout pas cloitré tout seul chez toi, tu vas ruminer tout ça dans ta tête et ça ne finira jamais...
Vois tes amis, change toi les idées. Ou si tu préfère rester seul, sors quand même, promène toi, va dehors, mais ne reste pas des journées entières dans le lit car c'est le meilleur moyen de s'enliser dans la déprime.
C'est sûr que les premiers temps sont durs, mais comme déjà dit, on en guérit, alors ne te dis pas que tout est fini et que c'était le seul homme sur Terre qui pouvait te convenir. Tu verras qu'il y en aura d'autres.
Allez courage et donne nous des nouvelles, et encore une fois, sors un peu, ne reste pas cloitré chez toi. |
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Jonas Homo sapiens

Sexe:  Inscrit le: 22 Juil 2005
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Posté le: Dim Aoû 24, 2008 7:56 Sujet du message: |
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| Merci beaucoup ... Je vais essayer de me sortir de ce faux pas... |
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koloss Rainbow-warrior


Sexe:  Inscrit le: 25 Fév 2007 Age : 22
Localisation: Entre Mickey-ville et Delanoë-sur-Seine
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Posté le: Dim Aoû 24, 2008 9:57 Sujet du message: |
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| Nawak a écrit: | | Allez courage et donne nous des nouvelles, et encore une fois, sors un peu, ne reste pas cloitré chez toi. |
Je n'aurais pas dit mieux  _________________
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Thunder Bird Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 13 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Dim Aoû 24, 2008 17:57 Sujet du message: |
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Bonjour,
Ce que tu racontes fera écho à toute personne ayant connu ce que c'est que la déception amoureuse « adulte », au sens « empreinte du deuil de toutes les projections ». J'ai également connu ça, j'ai d'ailleurs connu aussi le deuil effectif (la mort d'un proche), et je suis tout à fait enclin à dire que la comparaison avec les deux n'est pas exempte de pertinence. Dans les deux cas il faut réapprendre à vivre sans la parole de l'autre, sans sa complicité, sans en tête les événements futurs à partager ensemble. Renoncer à un futur ensemble, c'est difficile, il n'y a pas de doutes. Aussi fugace l'histoire a-t-elle pu être, cela importe certes, mais cela importe peu. Du moment qu'on s'est projeté avec sincérité avec l'autre dans le futur, ça fait mal.
D'ailleurs, au moment où ça m'est tombé sur la tête, j'ai pris brutalement la mesure de la place légitime du rapport amoureux dans l'art, la littérature, le cinéma, la musique. Devant la violence et le dénuement brutal que j'ai ressenti à ce moment-là, j'ai compris d'un seul coup pourquoi ce thème était si présent, si obsédant dans la culture ambiante. Je n'avais pas compris à quel point s'engager dans une relation amoureuse pour être heureux, c'est prendre un risque énorme.
Donc rien d'étonnant si tu as la sensation fugace que le reste de la vie ne sera plus qu'une longue apnée sans oxygène et sans intérêt en ne connaissant plus jamais quoi que ce soit d'aussi authentique. Tu ressens ça avec d'autant plus de véracité et de puissance que c'est, heureusement, complètement faux ! ^^
Ben voui, on n'a certes plus trop envie de vivre, mais heureusement, c'est passager ! La comparaison avec le deuil d'une personne morte s'arrête là. Parce qu'une fois qu'on a fait ce travail de renoncement (qui peut être très long, hyper pénible, c'est certain), on réalise à nouveau qu'il y a beaucoup de gens avec qui être heureux et partager une histoire !
Bien au-delà de cette dimension, et en tout premier lieu, il faut aussi réaliser que la rupture amoureuse (surtout celle qu'on subit pleinement sans la choisir) constitue une blessure narcissique profonde. En ce sens, elle implique également un travail sur son propre ego : 'on n'a pas voulu de moi, c'est triste, c'est vrai. J'en éprouve une peine authentique et légitime, ainsi qu'une vexation'. Je n'ai aucune notion de psychologie (j'ai d'ailleurs assez peu de considération pour l'enseignement qui en est fait à la faculté...) , je ne voudrais pas me lancer dans un discours scabreux sur le sujet, mais je souhaitais simplement préciser qu'à mon sens il faut veiller à passer au-delà de la vexation, pour faire son deuil harmonieusement et désolidariser son intérêt et son énergie de cette expérience ratée. Ca n'est pas trivial, c'est très blessant de constater qu'on n'a pas su plaire assez pour conserver l'autre personne, mais il faut pourtant parvenir à le surmonter pour redevenir ce qu'on était avant.
Par ailleurs, surtout éviter l'écueil (dans lequel je me suis vautré ici) qui consiste à dire « J'ai eu la chance inouïe qu'un être aussi pur et génial daigne se pencher sur mon Etoile. C'était formidable, hélas, je n'ai moi-même pas été assez prodigieusement génial et attachant pour conserver intact l'intérêt de cet être fabuleux... mais je le remercie infiniment d'avoir porté son attention sur moi ! ». Il faut bien se rendre compte que ce genre de discours est horriblement dégradant pour soi. Je pense même que l'esprit n'y adhère pas sans un préjudice assez considérable, en tous les cas provisoirement.
Ne jamais perdre de vue, donc, que tu as constitué toi aussi une expérience de premier ordre pour l'autre en face. Tu lui as apporté toi aussi énormément, en t'intéressant à lui, en manifestant le fait que pour toi il était séduisant, intéressant, unique à tes yeux. Tu lui as donné tout ce que tu as trouvé merveilleux dans sa présence. En ce sens, toi aussi tu t'es penché sur son Etoile. Bien sûr qu'il faut chercher à prendre parti de ses erreurs et de ses échecs, mais l'amour c'est quand même le sentiment le plus irrationnel du monde par moments. La fin d'un amour, ça n'est pas forcément spécialement de la faute de quelqu'un.
Enfin, et surtout, j'ai consulté un psychiatre il y a 2 ans – lorsque l'approche de la vie professionnelle me faisait totalement péter un câble. Nous avions alors entre autres parlé de mes déboires amoureux passés et présents. Sur ce chapitre, il était catégorique : pour lui, une fois la relation terminée par l'autre, les phrases à la con du style « je ne t'oublierai jamais », ou « tu seras toujours quelqu'un de spécial pour moi », c'est du véritable poison pour la tête !
Ses conceptions m'avaient étonné au départ, finalement j'y adhère assez. « je ne t'oublierai jamais » c'est bien pratique pour celui qui prend le parti de partir pour se déculpabiliser un bon coup. Après tout, on se casse, mais on n'est pas un monstre qui profite des gens et qui se barre sans demander son reste : on laisse les gens imprégner une trace en soi-même. Fooort bien. Pour la personne qui se fait jeter, c'est déjà nettement moins merveilleux : au lieu de l'aider à passer un quelconque cap (si tant est que la personne désirée puisse effectivement être d'une quelconque utilité dans cette démarche, ce dont je doute assez profondément au passage), bien au contraire elle assoit définitivement le fait que la relation a été suffisamment puissante pour imprégner une marque authentique. A jette B, mais B a quand même été assez émouvant pour que A en sorte marqué à jamais. Voilà qui sera bien utile à B pour se convaincre qu'il est de bon ton d'investir son énergie ailleurs. Et sans parler de l'espèce d'obligation tacite d'effort de mémoire que cette formule contient : « nous cultiverons de façon consentante le souvenir de notre histoire ». Autant s'arracher soi-même la peau avec des lamelles de verre, au moins y'a besoin de personne d'autre pour pleinement souffrir en faisant ça ! ^^.
Bref, je ne suis finalement personne pour juger, mais pour ma part en aucun cas je ne suggère de se livrer quoi que ce soit qui expose à l'échange de ce genre de « formules d'usage » passe-partout, qui au final font beaucoup de mal. Je me suis pleinement remis, et d'ailleurs assez rapidement, de ma déception amoureuse d'il y a deux ans (il faut dire, ça n'était pas franchement la plus intelligente, ni la plus sérieuse façon de s'attacher à quelqu'un... ^^), et j'avais été très loin dans cet échange de promesses. On avait même convenu, avec le mister, de se revoir et de recoucher ensemble, en tout bien tout honneur, parce que quand même, « c'était bien ! ». Entretenir par ce types de promesses de continuation d'une certaine complicité et d'un certain accès privilégié à l'autre a été une démarche hyper sordide ! Ca n'a mené strictement à rien, et au final quand la personne en face s'est désolidarisé de ce genre de délires légers, ça a été surtout une déception de plus.
Je réalise maintenant que la seule chose qu'il m'aurait été utile d'entendre c'était en gros un message contenant ça : « Je me sépare de toi. Ça n'est pas ce que toi tu souhaites. Tu as le droit de m'en vouloir, c'est légitime et c'est normal. Je ne serai jamais pour toi ce que tu souhaiterais que je sois. Nous n'aurons plus l'un pour l'autre l'accès que nous avons en ce moment. Nous aurons cet accès avec un autre, parce-que nous connaîtrons chacun cela avec un ou plusieurs autres. Nous nous oublierons sans doute. Nous pourrons aussi nous revoir, plus tard, bien plus tard, quand paradoxalement cela nous sera devenu indifférent. En attendant, je m'en vais, c'est triste mais c'est comme ça ».
Je ne saurais te conseiller autre chose qu'un coupage de pont pur et simple, et assidu. Même s'il est dans le même TD que toi, tu ne lui parles pas, même pas bonjour, rien. Ta priorité c'est d'aller mieux, pas de ne pas « froisser » ce garçon qui lui aussi a d'autres ressources pour passer à autre chose. Je t'assure que c'est difficile à croire si tu es complètement atteint en ce moment, que tu as des spasmes de désespoir intense, l'impression d'être sous une pellicule invisible et parfaite qui te sépare cependant complètement du reste des vivants, mais ça finira par aller mieux ! Ca ira d'autant plus vite que tu te pardonneras cet échec, et que tu investiras de l'énergie ailleurs.
Bonne chance en tous les cas ! Et plein de bisous ! Tu verras, tu ressortiras plus fort de cette histoire pour les relations futures. _________________ Car c'était moi le nymphomane, le plus queutard de Paname,
Ma moeuffe a fini dans la came, j'ai du appeler l'SAMU SOCIAL !!!
« My only love sprung from my only hate ! Two early seen unknown, and known too late !
Prodigious birth of love it is to me, that I must love a loathed enemy. » Romeo&Juliet, W. Shakespeare |
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